SOS TPE PME Co-pilote pour dirigeant
15 août 2017

Les patrons de PME en quête de repreneurs

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En 2014, 15.364 PME et ETI ont été cédées ou transmises, et 45.751 TPE. Un chiffre décevant par rapport au fort potentiel existant du fait de politiques publiques mal orientées, selon l’observatoire de la BPCE.

Les reprises d'entreprise ne font pas recette. D'après les chiffres du baromètre BPCE publié pour la cinquième année d'affilée, le nombre total de cessions pour les PME et ETI est passé de 16.348 en 2013 à 15.364 en 2014 (derniers chiffres disponibles), soit une baisse de 6 %. Ce reflux est en partie attribué par les auteurs de l'étude à une disposition de la loi Hamon de juillet 2014, imposant une obligation d'information des salariés en cas de cession. Même si elle a été assouplie, cette obligation reste mal acceptée par les dirigeants de PME, qui y voient un risque de rupture de la confidentialité nécessaire à ce genre d'opération.

 

 

Situation contrastée

Pour les TPE (moins de 10 salariés), la situation est aussi en deçà des attentes. En 2014, sur 1,7 million de TPE étudiées (seules les sociétés commerciales ont été prises en compte), 45.751 opérations de cession ont eu lieu. Ce chiffre est plus de trois fois inférieur au nombre de dirigeants de TPE qui se disent prêts à céder leur entreprise. « L'écart entre la volonté de passer la main et le nombre réel de reprises est plus large encore que pour les PME », indique l'étude. Ce chiffre est à mettre en parallèle avec les 101.273 disparitions de TPE qui ont été enregistrées en 2014. Bien sûr, la situation est contrastée suivant les secteurs d'activité. Les cessions de TPE sont plus élevées dans l'hôtellerie et la restauration que dans l'industrie et le commerce de gros. Dans la construction et les transports, le niveau de créations d'entreprise est très élevé, mais les disparitions d'entreprise sont aussi de deux à trois plus fréquentes que dans les autres secteurs.

 

L'âge du dirigeant

Les chiffres de l'observatoire viennent surtout battre en brèche une idée reçue : les cessions s'opéreraient en majorité à l'âge de la retraite. En réalité, 77 % des cessions de TPE interviennent avant 55 ans. En outre, la fréquence des cessions est peu sensible à l'âge. Passé 65 ans, les dirigeants ont même moins tendance à transmettre leur entreprise que leurs homologues plus jeunes.

Pourquoi un tel décalage ? D'abord, parce que le dirigeant qui part à la retraite a tendance à chercher le repreneur idéal, de même profil que lui, qui poursuivra son activité telle quelle, avec les mêmes salariés, dans les mêmes conditions. Autant dire le mouton à cinq pattes. Parmi les freins cités par les chefs d'entreprise eux-mêmes, on trouve aussi le manque de temps, la difficulté à faire face à la complexité de l'opération... Du coup, les dirigeants de TPE optent souvent pour l'arrêt pur et simple de leur activité sans transmission ni contrepartie financière, comme le montre le prorata de 75 % de morts naturelles parmi les cessations après 60 ans.

 

Politiques publiques

Les auteurs de l'étude avancent une explication supplémentaire à ce défaut de transmission, davantage liée aux politiques publiques menées depuis plusieurs années : « L'asymétrie organisée en faveur de la création d'entreprise dessert la reprise, particulièrement en zone urbaine, et réduit le potentiel de cessions bien au-delà des contraintes économiques. »

En d'autres termes : « On favorise en France un système de création d'entreprise via des ­subventions, des facilitations ­réglementaires, ce qui induit une fragmentation du tissu productif avec la multiplication d'entités unipersonnelles, sans salarié. Alors qu'il faudrait aider les entreprises qui existent déjà à se développer, à se transmettre. Ce n'est que comme ça que la France pourra rattraper son retard en termes de compétitivité et d'internationalisation », analyse Alain Tourdjman, directeur des ­études du groupe BPCE.

Parmi les propositions avancées pour recentrer les politiques publiques sur la cession d'entreprise figure la création d'un guichet ­unique de la reprise (comme cela existe pour la création d'entreprise) ; ou encore des plates-formes de mise en relation entre repreneurs et vendeurs. « Ce n'est pas ­seulement un sujet de comportement individuel, mais bien un sujet ­d'écosystème avec de retombées macroéconomiques fortes, notamment en termes d'emploi. L'Etat ne peut pas s'en désintéresser », conclut Alain Tourdjman.

 

Article de Marie Bellan - @mbellan1 Publié le 02 juin 2017

 

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/030364149588-les-patrons-de-pme-en-quete-de-repreneurs-2091235.php#tyMrliRWcIbvdfU8.99

 

 

Video in print
15 août 2017

Effectivement la législation n'est pas vraiment favorable à la transmission, il me semble que le Sénat a rédigé un excellent rapport afin d'améliorer les lois en faveur des transmissions.

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    27 oct. 2017

    Comment aborder avec sérénité le projet de transmission et cession de votre PME - ETI ? Visualiser la vidéo présentée par Marc Dussart directeur Crédit du Nord Corporate Finance il présente ici quelques conseils aux Entrepreneurs qui souhaitent se préparer à la cession de leur entreprise. Les étapes-clés d’un projet de cession d’entreprise Transmettre son entreprise est un parcours complexe qui peut s’avérer semé d’embuches. Un projet de cession réussi s’organise et se structure autour des étapes suivantes : Prendre la décision de céder Prendre la décision de céder son entreprise est un acte fort qui ne se prend pas à la légère. C’est un moment d’introspection durant lequel le dirigeant doit se poser les questions suivantes : Pourquoi vendre ? Quelles sont ses motivations profondes : la lassitude, le départ en retraite, l’envie d’initier un nouveau projet de vie ou un nouveau projet professionnel …. Ces motivations sont-elles passagères sous le coup d’une baisse d’activité ou plus profondément ancrées ? est-il contraint de céder ou est-ce une décision délibérée ? A quel moment, à quelle échéance vendre ? S’agit-il d’un projet à très court terme avec un horizon de cession de quelques mois ou ce projet s’inscrit-il dans un processus plus long de 1 à 3 ans ? Q ue faire après la cession ? Certains dirigeants aspirent à une retraite bien méritée, d’autres souhaitent continuer à jouer un rôle actif dans l’entreprise pendant plusieurs mois voire plusieurs années, d’autres enfin ont le souhait de se lancer dans un nouveau projet professionnel ou personnel. Préparer la cession Une fois la décision prise, le chef d’entreprise doit préparer la cession afin que l’attractivité et la valorisation de la société soient optimisées. C’est le moment où il convient de structurer la société pour réduire l’intuitu personae, équilibrer le portefeuille clients, développer la récurrence du chiffre d’affaires, mettre la société aux normes, optimiser les ratios financiers et notamment ceux qui vont impacter les calculs de la valorisation (fonds propres, EBE, REX, Rn, trésorerie nette, apurement de la dette). Valoriser l’entreprise L’étape de valorisation permet au cédant de confronter l’idée qu’il se fait de la valeur de son entreprise, parfois subjective, à la réalité des chiffres. La valorisation doit être réalisée par un expert indépendant rompu aux évaluations de PME. Elle doit-être le fruit de plusieurs méthodes de valorisation (méthodes patrimoniales, de rendement, voire de flux futurs dans certaines configurations). A l’issue de cette étape le cédant disposera d’une fourchette de prix qui lui permettra de définir le profil et les fonds propres nécessaires aux repreneurs pour prétendre racheter sa société. Il pourra également prendre un certain nombre de mesures pour optimiser la fiscalité qui pèsera sur les plus-values de cession. Trouver des repreneurs potentiels Vient alors le moment de chercher les repreneurs susceptibles de faire l’acquisition de l’entreprise. S’agit-il d’un membre de la famille ou d’un collaborateur, d’un repreneur individuel, d’une entreprise sur le même secteur d’activité ou sur un secteur connexe, d’un groupe, d’un fonds d’investissement ou d’un family office. Le cédant doit s’interroger sur les profils de repreneurs avec lequel il est prêt à négocier et ceux qu’il ne souhaite pas voir reprendre les rênes de la société car ils pourraient présenter un risque social pour les équipes en place. Pour préserver la confidentialité de l’opération, le dirigeant devra s’entourer de conseils qui lui assureront la plus grande discrétion sur son projet. Négocier avec les repreneurs Les négociations repreneurs-cédants sont des négociations longues et complexes. Les intérêts des acteurs en présence, leur profil et leurs motivations divergent. La dimension affective est souvent très présente dans les échanges, Le dirigeant aspirant à transmettre « son bébé » au repreneur qui portera le mieux les valeurs qu’il a lui-même incarnées au sein de l’entreprise. Il est fort utile pour le cédant d’être accompagné par des conseils qui faciliteront les pourparlers en les dépassionnant tout en ayant à cœur de défendre ses intérêts. Actes juridiques & audits Lorsque les négociations se déroulent favorablement, elles débouchent sur la réalisation d’un certain nombre d’actes juridiques parmi lesquels : La Lettre d’Intention (LOI), document dans lequel les deux parties valident leur volonté de contractualiser et s’entendent sur le périmètre de cession ainsi que sur le prix. Ce document précontractuel est suivi par le protocole d’accord, engagement réciproque dans lequel les deux parties s’engagent à vendre et à acheter au prix fixé sous réserve de la réalisation d’un certain nombre de clauses suspensives. Le protocole est accompagné de la Garantie d’Actif-Passif (GAP). Parmi les clauses suspensives du protocole figurent la réalisation des audits d’acquisition qui permettront au repreneur de vérifier l’exactitude des informations communiquées par le cédant ainsi que les accords de financement de l’acquéreur. Présenter le projet aux équipes Le cédant a l’obligation d’informer ses équipes de son projet de transmission au moins 2 mois avant la cession définitive (loi Hamon). Il doit leur expliquer les motivations qui l’ont incité à céder l’entreprise et les rassurer sur le choix du repreneur et le devenir de la société. Accompagner le repreneur Après le closing, s’ouvre la période de « règne conjoint » durant laquelle le cédant va passer le relais à son successeur. La durée de la période d’accompagnement fait l’objet d’une négociation préalable. Cette période délicate est extrêmement importante pour que la transmission puisse s’effectuer dans les meilleures conditions. Le cédant doit s’efforcer de transmettre au repreneur toutes les informations nécessaires à la bonne marche de l’entreprise. La période d’accompagnement vient clore le processus de transmission au nouveau dirigeant de la société. Source article pour en savoir plus : www.evalteam.fr Pour contacter Evalteam : contact@evalteam.fr
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