SOS TPE PME Co-pilote pour dirigeant
29 sept. 2017

La capacité du rebond après l'échec

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Ils ont rebondi comment ils ont fait ?

 

Comment surmonter l'échec ?

Comment rebondir après des carrières qui s'interrompent ou changent de direction ?

 

Découvrez un des portrait de ceux qui ont su rebondir.

 

Ex-directeur marketing, Philippe Rambaud est resté vingt-cinq ans chez Danone .

En 2000, il crée une start-up qu'il ferme huit ans plus tard.

Aujourd'hui, il aide les entrepreneurs à se remettre d'un échec.

 

L'échec est le fondement de la réussite.

 

Philippe Rambaud a fait sien ce précepte de Lao-tseu. Car l'échec, puis le rebond, il connaît.

 

Après une carrière en or chez Danone, il crée PH@uto-Assistance (entreprise de pré-testing marketing à l'international). Mais la crise de 2007 lui est fatale, laissant ses stigmates sur l'entrepreneur. Philippe Rambaud fait une croix sur son entreprise et, surtout, laisse à terre son équipage de 21 salariés. ....

 

...C'est un de ses combats, celui contre une longue maladie, mené pendant sept ans, qui a décidé Philippe Rambaud à quitter Danone après vingt-cinq ans de bons et loyaux services. Convaincu qu'il« valait mieux connaître l'échec que la frustration », il crée son entreprise, car il ne veut pas avoir de regrets.

 

Alors, bien sûr, le dépôt de bilan , après huit ans, aurait pu le laisser à terre ! Mais il se relève, très vite, comme le confirme Denis Hennequin, l'ex-directeur général d'Accor, l'un de ses compagnons de vélo, sa grande passion.« Philippe regarde le bon côté des choses et donne toujours l'impression que tout va bien. Quand son entreprise a rencontré des difficultés, il n'en parlait pas. Il ne s'est pas apitoyé et n'a pas cherché à profiter de ses relations. »

 

 

Un rebond en forme de carapace

 

En quelques jours, Philippe Rambaud relance une activité de consultant, qu'il mène toujours avec succès aujourd'hui. Un rebond en forme de carapace. Sa femme, Véronique Julienne, se souvient de ces moments difficiles :« Il est devenu négatif, pessimiste. En fait, il avait congelé ses émotions et n'avait pas fait le deuil de son entreprise. »

 

Sur ses conseils, Philippe s'engage dans une thérapie salvatrice et arrivera à ne plus dire :

 

« J'ai arrêté mon activité », mais : « J'ai déposé le bilan. »

 

C'est aussi à ce moment qu'il ressent le besoin de donner un sens à son échec. Il découvre ce chiffre effarant : chaque année, près de 60.000 entreprises déposent le bilan .« J'ai pu m'en sortir. Mais quid des 59.999 autres ? »lance-t-il.

 

Alors il crée 60.000 Rebonds , qui propose un accompagnement sur mesure aux entrepreneurs qui, comme lui, ont connu l'échec. ....

 

 

Son combat contre le fichage des chefs d'entreprise en faillite

 

60.000 Rebonds est donc lancée en juin 2012, à Bordeaux. Et Philippe Rambaud, à travers ses conférences, porte la parole de ceux qui ont connu l'échec.

 

 

 

 

« A cinquante-cinq ans, j'ai connu un triple traumatisme : professionnel, financier et personnel. Je me suis senti comme un imposteur, un capitaine qui n'a pas su mener son navire à bon port. »

 

L'un de ses combats porte notamment sur le fichage systématique des chefs d'entreprise en faillite .

 

« Lorsque j'ai voulu encaisser les premiers chèques de ma nouvelle activité de consultant, le banquier a refusé de m'ouvrir un compte… et de me dire pourquoi. J'étais fiché, marqué au fer rouge, comme tous les entrepreneurs ayant connu la faillite. »Philippe Rambaud a gagné une bataille.

La suppression de ce fichage systématique par la Banque de France, voulue par Fleur Pellerin, a été annoncée par François Hollande lui-même.

 

Le droit à l'échec n'empêche pas d'entreprendre !

 

« Ce n'est pas parce qu'on a lancé une boîte qu'on est formidable, et ce n'est pas parce que l'on a connu un échec qu'on est nul ! Seulement 18 % des entreprises passent le cap des huit ans.

 

L'échec est une option à probabilité élevée ! »

 

Philippe Rambaud conseille donc aux chefs d'entreprise de prévoir des « plans B ».

 

Mais, pour lui, l'échec est aussi un gisement qui, pour être exploité, exige une grande lucidité.

 

D'où l'intérêt de se faire accompagner par des coachs, comme le propose 60.000 Rebonds.« Il faut préparer les gens à vivre les insuccès, car nos vies professionnelles seront de plus en plus multiples.

 

Quand je cherchais à lever des fonds, les investisseurs français étaient impressionnés par ma carrière. Les Américains, eux, me disaient : "Plantez-vous d'abord et revenez nous voir !"

 

Le droit à l'échec n'empêche pas d'entreprendre, bien au contraire ! »

 

Pour lire l'article complet : c'est ici

Article publié Business Les Echos le 25/07/2013 En savoir plus sur Business Les Echos

 

60 000 rebonds accompagne les entrepreneurs en post-faillite à rebondir dans un nouveau projet professionnel....

 

 

60 000 rebonds est une association reconnue d’intérêt général à caractère social depuis le 30 juin 2016.

 

Créée par Philippe Rambaud en 2012, l’association a pour vocation d’aider les 60 000 entrepreneurs qui subissent chaque année un traumatisme de l’échec : un traumatisme financier, professionnel et personnel à rebondir professionnellement.

A cause de l’image négative de la faillite des entreprises qui réside en France, l’isolement de chacun d’entre eux est encore plus fort, alors qu’en France l’échec est synonyme d’incompétence, aux Etats-unis, il est synonyme d’expérience et d’apprentissage.

Il est temps de faire bouger les lignes!

L’association est présente dans près de 20 villes et 7 grandes régions. Plus de 300 entrepreneurs en rebonds sont accompagnés par nos bénévoles et nos équipes se structurent sous l’impulsion en 2016 de son nouveau président national Guillaume Mulliez.

 

Si vous connaissez, ou avez connu le dépôt de bilan ne restez pas isoler : 60 000 Rebonds

 

 

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La mesure la plus emblématique réside dans la réduction progressive du taux d'IS, jusqu'à atteindre 25% en 2022. D'autres mesures concernent le CICE et la CVAE pour les groupes. ​Taux d'IS à 25% en 2018 Il s’agissait d’une des promesses du Président de la République pendant la campagne présidentielle. De manière à s’aligner sur les taux des pays voisins, le taux d’IS passera de 33,33% actuellement à 25% en 2022. Bruno Le Maire avait révélé lors de l’université d’été du MEDEF (30 août 2017), le détail de cette réduction. Pour rappel, le précédent Gouvernement avait déjà, dans le cadre de la loi de finances pour 2017, instauré un taux d’IS à 28% progressivement élargi à l’ensemble des sociétés d'ici 2020. En 2017, les PME profitent déjà de ce taux dans la limite de 75.000 € de bénéfices. Le PLF 2018 ne revient pas sur les modalités de réduction prévues par le PLF 2017 pour 2018 (IS à 28% pour toutes les sociétés dans la limite de 500.000 € de bénéfices). Les années 2019 à 2022 sont en revanche modifiées. Toutes les entreprises bénéficieront d'un taux d'IS plus faible sur la totalité de leurs bénéfices à compter de 2019 : Taux d’IS au taux normal PLF 2018 2018 - IS à 28% pour toutes les sociétés, dans la limite de 500.000 € de bénéfices (33,1/3% au-delà) 2019 - IS à 28% pour toutes les sociétés, dans la limite de 500.000 € de bénéfices et IS à 31% au-delà 2020 - IS à 28% pour toutes les sociétés, sur la totalité des bénéfices 2021 - IS à 26,5% pour toutes les sociétés, sur la totalité des bénéfices 2022 - IS à 25% pour toutes les sociétés, sur la totalité des bénéfices La suppression de la contribution additionnelle à l'IS de 3% Le PLF 2018 prévoit également une suppression de la contribution additionnelle à l'IS. Instaurée par la loi de finances rectificative pour 2012, cette contribution taxe à 3% les distributions (dont les dividendes) perçues par les sociétés soumises à l'IS. Vivement critiquée dans la mesure où elle renchérit le coût de l'imposition global des sociétés et contribue à décourager l'investissement, elle a fait en outre l'objet de nombreux recours. La Cour de justice de l'Union européenne l'a ainsi déclaré contraire au droit européen dans une décision rendue le 17 mai dernier. En conséquence, le Gouvernement a intégré au budget 2018 une mesure visant à supprimer cette taxe à compter des sommes mises en paiement en 2018. Cette mesure réduira l'imposition des sociétés à hauteur de 2 milliards €. ​ Réduction du CICE en 2018 et remplacement en 2019 par un allègement de charges La suppression du CICE était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Les modalités de mise en œuvre ont déjà été divulguées au début du mois par le Premier ministre et par Bruno Le Maire. Comme annoncé, le PLF 2018 prévoit une réduction du taux du CICE qui passerait de 7 à 6% en 2018. En 2019, ce crédit d’impôt sera remplacé par une réduction directe de cotisations sociales patronales. Pour rappel, le CICE est calculé sur les salaires bruts n'excédant pas 2,5 SMICS et est imputable sur l'impôt sur les bénéfices dû au titre de l’exercice au cours duquel il est constaté. Sa transformation en réduction pérenne de cotisations sociales patronales interviendra à compter du 1er janvier 2019. Le CITS (crédit d'impôt sur la taxe sur les salaires) sera également supprimé en 2019 au profit d'une baisse de cotisations patronales. Les modalités de cette réduction seront présentées dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, qui doit être présenté ce jeudi 28 septembre. Compétitivité et attractivité Mesure en faveur des entreprises : Le remplacement du CICE et du CITS par un allégement des charges La baisse progressive du taux de l’impôt sur les sociétés pour atteindre 25 % en 2022 La suppression de la contribution de 3 % sur les revenus distribués Mesures en faveur des indépendants : relèvement des seuils « micro » et exonération de CFE pour les redevables imposés sur une base minimum et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 5 000 euros : Le relèvement des seuils des régimes simplifiés d’imposition (régimes « micro ») L’exonération de cotisation foncière pour les entreprises pour les entrepreneurs imposés sur une base minimum et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 5 000 euros à partir de 2019 Mesures en faveur de l’attractivité de la France : abrogation du taux marginal de taxe sur les salaires et abrogation de l’extension de l’assiette de la taxe sur les transactions financières aux opérations infra-journalières. L’abrogation du taux marginal de taxe sur les salaires L’abrogation de l’extension de l’assiette de la taxe sur les transactions financières aux opérations infra-journalières. Mesure en matière de fiscalité locale : modalités de calcul de la CVAE pour les entreprises appartenant à un groupe et modalités de répartition de la CVAE entre collectivités territoriales La mise en place de nouvelles modalités de calcul du taux de la CVAE pour les entreprises appartenant à un groupe La répartition plus lisible et prévisible du produit de l’imposition entre collectivités territoriales Le maintien de l’avantage en faveur des collectivités qui accueillent des établissements industriels Soutenir l’investissement et l'innovation Mise en place du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital Création d’un impôt sur la fortune immobilière remplaçant l’impôt de solidarité sur la fortune Dotation de soutien à l’investissement des collectivités territoriales Accompagner la transition écologique Poursuite de la trajectoire carbone et alignement de la fiscalité applicable au gazole et à l'essence La poursuite de la hausse des taxes sur les produits énergétiques selon leur contenu carbone L'alignement de la fiscalité applicable au gazole et à l'essence Reconduction du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) Favoriser la reconversion des véhicules les plus polluants et renforcer le malus automobile Soutenir équitablement les ménages en précarité énergétique grâce au « chèque énergie » Rénovation thermique ANAH Transformer la politique du logement Réformer les aides au logement et la politique des loyers dans le parc social Mesures fiscales en faveur du logement : reconduction de la réduction d'impôt « Pinel » et prorogation du prêt à taux zéro Le prolongement du dispositif « Pinel » pour quatre années supplémentaires La prorogation du dispositif du prêt à taux zéro Source Ministère de l'économie et des finances En savoir plus et télécharger le dossier de presse complet: C'est ICI Informations complétées par le site de Legifiscal.fr Crédit photos : Linternaute.com - lexpansion.lexpress - Sudouest
  • SOS TPE PME Co-pilote pour dirigeant
    18 oct. 2017

    Face aux difficultés rencontrées au grand export, la société Viesly Industries Textile (VIT) a obtenu le 10/10/2017 son placement en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Douai. C'est ce qu'indique Nord Eclair le 11 octobre dernier, la filature Viesly industries textiles (VIT) entreprise située à VIESLY (59) dans les Hauts-de-France, a vec actuellement 95 salariés , a été placée en redressement judiciaire en raison des difficultés financières traversées depuis plusieurs mois. La procédure doit, en rendant possible l’étalement des paiements, permettre de préserver l’entreprise. La société développerait à ce jour un projet à valeur ajoutée autour du lin. P ar Hélène Harbonnier de Nord Eclair | Publié le 11/10/2017 Entretien avec Florence Gröbli , responsable administrative et financière de VIT. Viesly Industries Textiles - VIT Dirigeant - CFG Franck Gröbli possède aussi, entre autres, les sociétés Velysam et Coloredo , implantées à Caudry. Salariés actuellement : 95 Fond propre situation 2016 : 2 054 700€ Actif circulant situation 2016 : 6 101 700 (dont 3 065 100€ de stock) Chiffre d'affaires 2016 : 21 058 500 € EBE 2016 : - 1 718 700€ Filière Textile – D’où viennent les difficultés rencontrées par VIT ? « L’entreprise réalise 75 % de sa commercialisation au grand export, surtout en Amérique latine. Or, actuellement, la conjoncture n’est pas terrible, D’où une baisse de notre chiffre d’affaires de 25 %, et des problèmes de trésorerie. » – Comment l’entreprise traverse-t-elle cette crise ? « En plus des investissements qu’ils avaient déjà réalisés , nos actionnaires ont réinvesti cet été pour passer le cap, mais nous nous sommes rendu compte qu’il allait falloir adapter notre outil à la demande actuelle. Nous avons donc fait un acte de gestion de bon père de famille : nous sommes allés voir un conciliateur, qui nous a conseillé de demander la protection du tribunal pour préserver l’entreprise . C’est une entreprise familiale, que mon arrière-grand-père a créée. C’est notre bébé. On veut que ça continue. On fait tout pour. On a un projet autour du lin qui continue à se développer, et grâce auquel on espère vendre un produit avec une valeur ajoutée plus importante. Mais il faut un peu de temps. » – Quelles sont les perspectives pour les 95 salariés de VIT ? « On ne veut pas qu’ils soient inquiets. C’est vrai qu’on n’a pas pu verser les salaires ce mardi. Mais ils vont être pris en charge par l’AGS (régime de garantie des salaires, NDLR), en principe sous cinq à dix jours. On est tout à fait conscients que cela va poser des problèmes, mais le mandataire désigné par le tribunal va leur fournir une attestation pour leur banque. On aurait bien voulu faire autrement que passer par le redressement, mais c’est nécessaire pour qu’on continue. Cela va nous permettre d’étaler nos paiements , et de régler notre dette – pour moitié représentée par ce que nous devons à ENGIE – pour pouvoir repartir sur de bonnes bases. Après, le mandataire va certainement nous demander de réduire un peu l’effectif. Il y a trop de personnel par rapport à la production actuelle. On devra faire quelques licenciements. Beaucoup de nos salariés sont âgés, on trouvera des solutions au cas par cas. Depuis quelque temps, nous avions déjà mis en place du chômage partiel.  » – Une partie des salariés disait, mardi, craindre la fermeture pure et simple de VIT. « La santé de l’entreprise n’est pas en péril. On a du matériel, des stocks, des capitaux. La dette, ce n’est pas grand-chose, je dirais 5 % du chiffre d’affaires. On va tout faire pour ne pas fermer. Vous savez, c’est quand même cent ans d’histoire familiale. » – Comment se portent les autres entreprises du groupe(1)  ? « Ce n’est pas la grande forme non plus. Il faut préciser que pour Velysam, ce n’est pas du tout le même marché : si VIT vend du fil au grand export, Velysam vend des tissus en Europe. Le marché n’est pas terrible, mais un peu moins mauvais puisqu’il ne pâtit pas du taux du dollar. Il y a aussi une conciliation (pour l’étalement des créances, NDLR) , mais à un stade beaucoup moins important. » «Tout est contre nous» «  En ce moment, tout est contre nous  », résume Florence Gröbli. «  Depuis quatre ou cinq ans, la SAS VIT a engagé un plan de renouvellement et de modernisation de son outil de travail pour un montant de plus de 6 millions d’euros, financés pour une bonne partie par les actionnaires , expose la responsable administrative et financière de VIT. Cet effort a permis la mise en place d’un nouveau process de filature unique en France (…). L’accueil de ce produit par la clientèle a été positif au point de représenter aujourd’hui près de 50 % de nos ventes. Mais ces investissements pèsent lourd dans la trésorerie de l’entreprise  ». « Moins de commandes depuis quelques mois » S’ajoute à cela un contexte international peu propice au business, détaille Florence Gröbli. «  Il y a des problèmes politiques au Brésil, d’autres liés aux élections américaines… En Europe, le contexte est également difficile : dans les pays vers lesquels on exporte (Italie, Espagne…), il y a un certain attentisme. Il y a donc moins de commandes depuis quelques mois. Parallèlement, les prix des matières premières se sont envolés : + 24 % en un an pour la viscose. Et la parité euro-dollar fait qu’on achète très cher pour des prix de vente pas très élevés…  » « D’habitude on tient, mais là, c’est trop » Plus généralement, Florence Gröbli reconnaît que «  le contexte du textile est difficile. Ça fait des années qu’on se bat. Si on a investi autant, c’est parce qu’on croit qu’avec de nouveaux produits, on peut redevenir un fleuron de l’industrie. C’est une bataille au quotidien, mais on n’est pas aidés par le marché… D’habitude on tient, mais là, c’est trop.  » Source Article Nordeclair.fr - En savoir plus c'est ICI Crédit photos Le journal des entreprises - be.fashionnetwork.com - la voix du nord Pendant longtemps le Nord de la France a habillé presque tout le pays en produisant des kilomètres de tissus. Au début des années cinquante le secteur employait encore plus de 170 000 ouvriers dans la région. Les grandes filatures et lainières ont fermé les unes après les autres, victimes de la concurrence de pays à bas coût, mais le textile Made in France est encore présent à Roubaix, à Tourcoing et autour de Lille. Ils sont encore plus de 12 000 à travailler dans des entreprises qui ont su se transformer, innover, pour maintenir des emplois sur un territoire historiquement lié au textile. Enquête sur des tissus Made in France qui ne perdent pas le Nord . Réalisé par Pierre Lascar
  • SOS TPE PME Co-pilote pour dirigeant
    18 oct. 2017

    Le tribunal de commerce de Saint-Brieuc a rendu sa décision, le vendredi (13) après-midi, après le dépôt de bilan de l’abattoir Socavol , employant 74 salariés à Saint-Brandan, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). L’actionnaire principal, basé au Bénin, demandait la liquidation pure et simple de son entreprise. Le tribunal a placé l’entreprise en redressement judiciaire Société Socavol SAS Directeur Général : Christophe THEBAULT Filière Agroalimentaire - APE 1012Z Salariés actuellement : 74 Capitaux propre situation 2015 : - 1 190 200€ Chiffre d'affaires 2015 : 11 243 000€ Une victoire bien temporaire, pour les 74 salariés, qui craignaient une liquidation . Ils ont, malgré tout, laissé éclater leur joie, ce vendredi devant leur usine. « C’est vendredi 13, on va aller jouer au loto. » Les 74 salariés de l’abattoir Socavol à Saint-Brandan étaient sceptiques quant à l’avenir de leur entreprise. Deux jours après l’audience, le tribunal de commerce de Saint-Brieuc a rendu sa décision, ce vendredi à 14 h. L’abattoir Socavol à Saint-Brandan a été placé en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois. Le dossier reviendra devant le tribunal 8 novembre en présence du mandataire qui a été désigné. Sébastien Ajavon , actionnaire principal de cet abattoir de poules de réforme vivant au Bénin, a demandé, la semaine dernière, la liquidation pure et simple de cette entreprise. Un véritable choc pour les 74 salariés, résidant dans le pays de Quintin au sud de Saint-Brieuc, et qui pour la plupart ont travaillé toute leur vie dans cette entreprise. De gros problèmes d’approvisionnement Ces dernières semaines, l’abattoir rencontrait de gros problèmes d’approvisionnement. Le marché de la poule de réforme est très particulier. Il dépend de celui de l’œuf. Une fois que la poule a dépassé son pic de productivité, les éleveurs font appel à un abattoir. « Un jour, un éleveur veut nous envoyer un lot de 100 000 poules, puis il change d’avis. Il veut les garder. Pour nous, c’est deux jours de travail qui sont annulés » , explique un salarié. L’affaire du fipronil n’a pas arrangé les choses. « On alterne les périodes de très forte et de très faible activité » , poursuit ce salarié qui tient à garder l’anonymat. Cet été, l’abattoir a carburé avec 60 000 poules abattues par jour. La semaine dernière, l’activité était quasi-nulle. « C’est à ce moment-là que l’actionnaire a choisi de nous lâcher » .... Crédit photo et source Ouest-France - Lire l'article complet: C'est ici Ouest-France Qui est Monsieur Sébastien Ajavon l'actionnaire majoritaire, que certains appellent le Roi du poulet? Homme d’affaires richissime et candidat malheureux à la dernière présidentielle du Bénin, Sébastien Ajavon a l’habitude de prendre des coups. Mais cette fois c’est une somme colossale que lui réclame le fisc du Bénin, près de 167 milliards de FCFA. Lui crie au complot. Acteur de poids dans l’import-export de volaille vers les pays d’Afrique de l’Ouest, Sébastien Ajavon s’est installé en Bretagne, une des plus importantes régions aviaires d’Europe. Via sa société Casco , dont le siège social est à Lamballe depuis 15 ans, Ajavon a ainsi acquis au printemps 2015 l’abattoir Socavol, à Saint-Brandan (Côtes-d’Armor). L’homme a même été actionnaire du club de football Vannes Olympique Club, liquidé en 2014. Quelques mandats et représentations professionnels Dirigeant de SOCOTRAC, une société de transport et de logistique. Dirigeant de Casco (tenue via son holding Ideal Finance) investit dans les centres de production de poulet à l'international, dont la France dont 7 mandats en France. Propriétaire de Sikka TV, une chaîne d'information en continu , et de Soleil FM, une chaîne de radio béninoise. Président du Conseil national du patronat béninois. A été ancien Administrateur de Vannes Olympique Liquidation judiciaire en 2014 .....À l’hôtel Pullman Paris Bercy, Sébastien Ajavon n’est pas un client comme les autres. C’est là que, depuis près de quinze ans, il descend à chacun de ses séjours parisiens. Il tutoie le personnel, connaît le prénom de certains. Ce 5 septembre, chemise brodée à ses initiales, il sort d’un rendez-vous avec des banquiers qu’il a fallu rassurer. À 52 ans, le roi du poulet surgelé est visé par un redressement fiscal dans son pays d’un montant colossal : 167 milliards de F CFA, plus de 254 millions d’euros. Ses partenaires financiers sont un peu inquiets. Mais pas lui : « Je suis totalement serein. Ces allégations ne sont pas justifiées. La vérité finira par triompher. » Pris par un agenda trop chargé, il n’en dira pas plus, laissant à ses proches et à ses avocats le soin de décliner sa défense.... En savoir plus: Jeuneafrique